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Mystique... inclassable... mystérieux... Exploratoire... Secret Chiefs 3 est un l'ensemble tout désigné pour l'édition 2027 du Festival des musiques de création! 
 

Le collectif à géométrie variable fondé par Trey Spuance (Mr. Bungle, Faith No More, Faxed Head...) à San-Francisco au milieu des années 1990 n'en sera pas à son premier passage au Saguenay. Son apparition au festival La Noce en 2025 avait marqué les esprits. Cette fois c'est dans la salle chaleureuse du CEM que Secret Chiefs 3 se produira à l'occasion d'une véritable célébration de la musique de création. 
 

Plusieurs musiciens de renom contribuent à l'entreprise monumentale de SC3: Mike Patton, John Zorn, Ches Smith, Eyvind Kang, Adam Minkoff, Shahzad Ismaily, Kenny Grohowski... Mais la musique de SC3 ne se résume pas à une démonstration fastidieuse de virtuosité musicale. L’objectif est de présenter avec une cohérence rigoureuse cet immense labyrinthe de matériaux conceptuels ésotériques et interconnectés. Le tout est réalisé avec légèreté et humour, deux qualités essentielles à toute tentative visant des objectifs inatteignables. 
 

En 2017, Secret Chiefs 3 a disparu des radars pendant près d’une décennie, enregistré douze albums et s’apprête aujourd’hui à reprendre du service avec « ACT III » — un cycle de six ans de tournées et de sorties d’albums qui débutera en 2027. Au cours de ses plus de 30 années d’existence, le groupe s’est produit dans plus de 50 pays, donnant près de 1 000 concerts aux États-Unis comme à l’étranger. 
 

Maintenant que la gravité de l’apocalypse centrée sur la région de la baie de San Francisco, qui se déroule sous nos yeux, concerne tout le monde, le fait que SC3 mette en garde contre cet ensemble d’événements en gestation depuis plus de 30 ans fait assurément partie de l’histoire du groupe. 
 

SC3, qui a toujours résisté aux tentations de la schadenfreude — ce plaisir malsain que l’on éprouve devant le malheur d’autrui —, n’est ni vindicatif, ni désinvolte au point de traiter le sujet à la légère, ni enclin aux lamentations moroses. Son rapport à cette réalité est fondamental. Il est tout simplement ce qu’il est, ce qu’il a toujours été et ce qu’il continuera d’être : le commentaire musical ironique et malicieux d’un satyre sur la Fin des Temps, aussi douteux qu’anticlimactique, auxquels nous sommes tous confrontés. 
 

En réalité, quel meilleur moment et quel meilleur sujet pour une musique qui cherche véritablement à aller au cœur des choses?